{"id":588,"date":"2025-08-10T20:39:01","date_gmt":"2025-08-10T18:39:01","guid":{"rendered":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/?p=588"},"modified":"2025-08-11T04:13:59","modified_gmt":"2025-08-11T02:13:59","slug":"return-to-the-dallergut-dream-department-store","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/2025\/08\/10\/return-to-the-dallergut-dream-department-store\/","title":{"rendered":"Quand la m\u00e9moire fa\u00e7onne l\u2019imaginaire"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb background_color=\u00a0\u00bb#FFFFFF\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb100%\u00a0\u00bb sticky_limit_top=\u00a0\u00bbbody\u00a0\u00bb sticky_limit_bottom=\u00a0\u00bbbody\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text module_class=\u00a0\u00bbtitre-critique titre-ouvrage nom-auteur\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb text_text_color=\u00a0\u00bb#000000&Prime; custom_css_free_form=\u00a0\u00bbspan.titre-critique {font-family:%22Impact%22; font-size:2em; color:inherit; text-transform:uppercase;}||||span.titre-ouvrage {font-family:%22Impact%22; color:inherit; font-size: 1.5em;text-transform:uppercase; font-style: italic;}||||span.nom-auteur {color:inherit; font-size: 1.5em;text-transform:uppercase;}\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><span class=\"titre-critique\" id=\"titre-critique\">Quand la m\u00e9moire fa\u00e7onne l\u2019imaginaire<\/span><br \/><span class=\"titre-ouvrage\" id=\"titre-ouvrage\">Return to the DallerGut Dream Department Store<\/span> \u2013 <span class=\"nom-auteur\" id=\"nom-auteur\">Mi Ye Lee<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row column_structure=\u00a0\u00bb1_4,3_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb1_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/leterrierdesbois.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/207747741.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb207747741&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb sticky_limit_bottom=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; border_width_all=\u00a0\u00bb1px\u00a0\u00bb border_color_all=\u00a0\u00bb#000000&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text module_class=\u00a0\u00bbdetails\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb sticky_limit_bottom=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; custom_css_free_form=\u00a0\u00bbselector .details {line-height:1.4; margin-top: 40px; font-weight: 800; font-family:%22Poppins%22}\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<div class=\"details\">\n<small style=\"font-size:80%;\">Date de parution :<\/small><br \/>\n<span id=\"date-parution\">07\/11\/2024<\/span><\/p>\n<p><small style=\"font-size:80%;\">\u00c9diteur : <\/small><br \/>\n<span id=\"\u00e9diteur\">Wildfire<\/span><\/p>\n<p><span>&nbsp;<\/span><br \/>\n<span>&nbsp;<\/span>\n<\/div>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][et_pb_column type=\u00a0\u00bb3_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Apr\u00e8s un premier tome enchanteur, Mi Ye Lee nous entra\u00eene de nouveau dans le monde singulier o\u00f9 l\u2019on vend et fa\u00e7onne les r\u00eaves. Penny, d\u00e9sormais dans sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e \u00e0 la boutique de Monsieur Dallergut, gagne en responsabilit\u00e9s et en privil\u00e8ges, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019obtention d\u2019un pr\u00e9cieux pass lui permettant d\u2019acc\u00e9der \u00e0 un quartier prestigieux de la ville, o\u00f9 se concentrent artistes renomm\u00e9s et studios de cr\u00e9ation de r\u00eaves haut de gamme. Ce nouvel espace \u00e9largit la g\u00e9ographie du monde imagin\u00e9 par l\u2019autrice et laisse entrevoir, derri\u00e8re son vernis harmonieux, les premi\u00e8res fissures d\u2019un syst\u00e8me travers\u00e9 par des tensions sociales.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">Le roman met l\u2019accent sur un aspect th\u00e9rapeutique : la cr\u00e9ation de r\u00eaves comme outil de soin, particuli\u00e8rement pour accompagner la gu\u00e9rison de troubles psychologiques tels que la d\u00e9pression. Plusieurs \u00ab cas \u00bb marquants jalonnent ainsi le r\u00e9cit. On y recroise aussi les chats errants, r\u00f4dant dans les rues pour recouvrir d\u2019une couverture ou d\u2019une robe de chambre pudique les r\u00eaveurs soudainement d\u00e9nud\u00e9s, et l\u2019on suit en parall\u00e8le l\u2019\u00e9volution professionnelle de l\u2019ami de Penny, renfor\u00e7ant la dimension chorale de la s\u00e9rie. L\u2019autrice s\u2019autorise \u00e9galement quelques incursions dans la fronti\u00e8re poreuse entre r\u00eaveurs et habitants du monde des r\u00eaves, enrichissant encore la complexit\u00e9 de son univers.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L\u2019arc narratif principal se concentre sur la pr\u00e9paration d\u2019un festival in\u00e9dit : une gigantesque pyjama party \u00e0 la crois\u00e9e d\u2019un festival de rue et d\u2019un \u00e9v\u00e9nement cin\u00e9matographique, o\u00f9 le public peut d\u00e9couvrir des r\u00eaves exp\u00e9rimentaux et rencontrer des cr\u00e9ateurs prestigieux. Cette trame donne l\u2019occasion de souder l\u2019\u00e9quipe de la boutique et d\u2019humaniser la figure de Monsieur Dallergut, jusque-l\u00e0 aur\u00e9ol\u00e9e d\u2019un certain myst\u00e8re. Ce second tome confirme ainsi l\u2019originalit\u00e9 et la coh\u00e9rence du cycle. En conservant la douceur et l\u2019optimisme qui avaient fait le charme du premier volet, Mi Ye Lee parvient \u00e0 \u00e9largir son univers sans le d\u00e9naturer. Ici, le \u00ab feel good \u00bb ne rime pas avec na\u00efvet\u00e9 : les personnages, dans leur volont\u00e9 de faire le bien, affrontent aussi les zones grises de leur monde, et l\u2019autrice aborde avec finesse des th\u00e9matiques plus profondes. L\u2019importance des r\u00eaves dans la construction de soi se m\u00eale \u00e0 une r\u00e9flexion sur la m\u00e9moire, qu\u2019il s\u2019agisse de trauma ou de souvenirs heureux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">L\u2019une des id\u00e9es les plus stimulantes du roman r\u00e9side dans la mobilisation des souvenirs comme mat\u00e9riau de cr\u00e9ation onirique. Ce proc\u00e9d\u00e9, \u00e0 l\u2019instar de ce que la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle apporte aux arts num\u00e9riques, ouvre des perspectives sensorielles et \u00e9motionnelles in\u00e9dites. Les r\u00eaves deviennent alors des \u0153uvres d\u2019art vivantes, permettant une forme d\u2019autogu\u00e9rison douce, un soin de soi adress\u00e9 \u00e0 son propre pass\u00e9. Leur \u00e9laboration peut se faire en demi-teinte, offrant un continuum nuanc\u00e9 allant du cauchemar au r\u00eave heureux, selon les besoins ou le cheminement int\u00e9rieur du r\u00eaveur. Cette dimension s\u2019accompagne d\u2019un rappel du mod\u00e8le \u00e9conomique esquiss\u00e9 dans le premier tome : les \u00e9motions collect\u00e9es en paiement des r\u00eaves peuvent, ici encore, \u00eatre utilis\u00e9es comme ingr\u00e9dients pour en impr\u00e9gner la cr\u00e9ation, mais aussi d\u00e9tourn\u00e9es vers des pr\u00e9parations plus inattendues, comme des bonbons ou des glaces. La r\u00e9flexion sur cette \u00ab monnaie \u00bb intangible et pourtant si pr\u00e9cieuse enrichit encore l\u2019univers, en ajoutant une couche de complexit\u00e9 \u00e0 ses interactions sociales et cr\u00e9atives. Cette approche conf\u00e8re au livre une densit\u00e9 inattendue, o\u00f9 la contemplation se double d\u2019une exploration subtile de la r\u00e9silience. Si l\u2019intrigue conserve une trame \u00e9pisodique, elle gagne ici en profondeur gr\u00e2ce \u00e0 des fils narratifs plus resserr\u00e9s et une meilleure articulation entre les histoires individuelles et la fresque globale. Ce volume r\u00e9ussit ainsi \u00e0 combiner la tendresse du quotidien, l\u2019inventivit\u00e9 d\u2019un univers singulier et une r\u00e9flexion feutr\u00e9e sur le r\u00f4le des r\u00eaves dans la gu\u00e9rison et la cr\u00e9ation de sens.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\">J\u2019ai particuli\u00e8rement aim\u00e9 la douceur de ce roman, cette capacit\u00e9 rare \u00e0 offrir un espace de r\u00e9confort tout en abordant des th\u00e8mes graves avec d\u00e9licatesse. C\u2019est un livre qui laisse en soi une chaleur persistante, comme un r\u00eave apaisant que l\u2019on garde longtemps en m\u00e9moire. La traduction anglaise, pr\u00e9cise et sensible, rend pleinement justice \u00e0 l\u2019\u00e9criture de Mi Ye Lee ; elle pr\u00e9serve le rythme feutr\u00e9 et la po\u00e9sie discr\u00e8te de l\u2019original. Dans un contexte o\u00f9 les traductions de romans cor\u00e9ens restent encore trop rares, ce soin port\u00e9 au texte est d\u2019autant plus pr\u00e9cieux et contribue \u00e0 faire d\u00e9couvrir au lectorat occidental une voix singuli\u00e8re et essentielle.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand la m\u00e9moire fa\u00e7onne l\u2019imaginaireReturn to the DallerGut Dream Department Store \u2013 Mi Ye Lee Date de parution : 07\/11\/2024 \u00c9diteur : Wildfire &nbsp; &nbsp; Apr\u00e8s un premier tome enchanteur, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[69,70,32],"tags":[27],"class_list":["post-588","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chronique","category-mi-ye-lee","category-roman","tag-emmanuelle-lescouet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/588","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=588"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/588\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":825,"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/588\/revisions\/825"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=588"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=588"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leterrierdesbois.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=588"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}